Hasard
Projet

Hasard

Date : 2013
Type : Design objet / participatif

Matériaux : grès blanc biscuité, diverses essences de bois (loupe de frêne, pin, if, peuplier)

Hasard est un projet de design participatif, mené en partenariat avec Marlène Rifford (céramiste) et Richard Verdet (ébéniste).

Le projet de design participatif Hasard est une création partagée, une rencontre entre deux matériaux – le grès et le bois – et entre plusieurs artisans de ces techniques, faisant émerger un dialogue à la fois technique et plastique aboutissant à la création d’une série de contenants qui se rencontrent par emboîtement. Chaque pièce est un volume creux qui peut également être vu renversé comme un objet sur pattes, devenant ainsi une forme plastique intrigante et ouverte à l’imaginaire. C’est par l’assemblage des pièces (une pièce en céramique et une pièce en bois) qu’une nouvelle lecture de l’objet est créée. Designer, céramiste et ébéniste se rencontrent sur ce projet en abordant la création à la manière du jeu du cadavre exquis. Le partage du processus de conception fait partie intégrante du déroulement du projet, ainsi le dessin du designer lui échappe et trouve dans la main et les savoir-faire artisanaux une nouvelle expression. Afin de mieux parler de l’aléatoire, nous avons décidé de créer les pièces séparément, chacun dans des ateliers différents, de sorte à ne pas voir les formes produites par l’autre. Le champ de l’impondérable est ainsi cultivé, puisque nous choisissons, conformément au jeu du cadavre exquis, de laisser une part d’inconnu. Roxane Andrès conçoit les pièces en céramique en partenariat avec la céramiste Marlène Rifford, tandis que Richard Verdet conçoit les pièces en bois. La partie circulaire et dentelée constitue l’invariable de la série Hasard. Elle est le point de partage et permet une rencontre à la fois effective et symbolique entre les pièces ; en outre, cette constante rend possible l’interchangeabilité entre les différentes parties. Ainsi, les pièces de grès et de bois créées séparément forment, lors de leur rencontre, une unité changeante et aléatoire, parfois fragile et instable. Le projet tente de matérialiser l’idée de rencontre, de partage mais aussi d’instabilité, d’incertitude et de risque (ce que le mot hazard, en anglais, exprime mieux) que le hasard des rencontres peut provoquer. Le jeu des rencontres entre les pièces produit des hasards « heureux », des rencontres improbables ou encore des rapports plus difficiles, plus instables, nous faisant éprouver la richesse de l’indétermination et de l’aléatoire.